Législatives 2026 en Guinée : des journalistes troquent le micro contre l’urne

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La course aux élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026 en Guinée prend une tournure particulière. Au-delà des figures politiques traditionnelles et des acteurs de la société civile, plusieurs journalistes ont décidé de se lancer dans l’arène électorale pour briguer un siège à l’Assemblée nationale.

Au total, 147 sièges sont à pourvoir. D’après les données provisoires publiées par la Direction générale des élections, les dossiers de 21 partis ont été validés pour le scrutin à la proportionnelle, tandis qu’une centaine de listes ont été retenues à l’uninominal et au plurinominal dans les 50 circonscriptions électorales du pays. Une configuration qui annonce une compétition ouverte et disputée.

Parmi les candidats investis figurent plusieurs visages connus du paysage médiatique guinéen. Oumar M’boh, journaliste à la Radio parlementaire et administrateur du site Lavoixdupeuple.info, se présente sous la bannière de la Génération pour la modernité et le développement. Diaraye Guirassy, chroniqueuse sur Télé 24, défendra les couleurs de l’Alliance pour le renouveau et le progrès. De son côté, Saran Traoré, journaliste et activiste, est candidate pour l’Union pour un mouvement populaire.

Fanta Conté, ancienne journaliste à la RTG et actuelle secrétaire parlementaire au Conseil national de la transition, figure également parmi les candidates engagées. Autre nom bien connu des auditeurs, Tomou Traoré, passé par Familia FM, Soleil FM et Djoma Médias, est candidat suppléant dans la circonscription électorale de Lola sous la bannière de la Génération pour la modernité et le développement.

Cette présence remarquée des professionnels des médias dans la compétition électorale illustre un intérêt croissant pour la chose publique au sein de différentes catégories socioprofessionnelles. Elle pose également la question du passage du rôle d’observateur à celui d’acteur politique, dans un contexte où la crédibilité et la neutralité journalistique sont souvent scrutées.

À ce sujet, le président de la Haute autorité de la communication, Boubacar Yacine Diallo, a récemment invité les journalistes candidats à suspendre momentanément l’exercice de leur profession. Une mesure destinée à préserver l’éthique et à garantir l’équité durant la période de campagne.

À quelques semaines du scrutin, une chose est certaine : la bataille pour l’Assemblée nationale s’annonce intense, et les voix médiatiques pourraient bien résonner désormais dans l’hémicycle.

Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info

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