Ce 5 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la Guinée réaffirme son engagement en faveur de la préservation de ses ressources naturelles à travers le lancement officiel d’un ambitieux projet consacré à la restauration et à la conservation des réserves de biosphère du Mont Nimba et de la forêt de Ziama.
Portée par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), avec l’appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et la mise en œuvre de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), cette initiative vise à renforcer la protection de deux des plus importants écosystèmes de la Guinée forestière.
Le projet concerne les paysages du Mont Nimba, y compris le corridor écologique de Bossou, ainsi que le massif forestier de Ziama, situés dans les préfectures de Lola et de Macenta. Ces zones abritent une biodiversité exceptionnelle reconnue à l’échelle internationale, mais elles font face à de nombreuses menaces liées à la déforestation, à la dégradation des terres et aux activités humaines.
À l’occasion de cette journée mondiale consacrée à l’environnement, un dialogue multi-acteurs est organisé à Nzérékoré afin de réunir les autorités, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les chercheurs, les médias et les communautés locales. Cette rencontre a pour objectif de favoriser les échanges autour des défis environnementaux, de partager les bonnes pratiques en matière de conservation et de mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour des actions à mener.
Le projet prévoit notamment la restauration de 7 000 hectares de terres dégradées et l’amélioration de la gestion durable de plus de 115 000 hectares de paysages forestiers. Il contribuera également à réduire les émissions de gaz à effet de serre à travers des actions de protection et de restauration des écosystèmes.
Pour les autorités guinéennes, cette initiative constitue un outil majeur pour concilier préservation de la biodiversité, lutte contre les changements climatiques et développement socio-économique des communautés riveraines. Le lancement de ce programme à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement témoigne ainsi de la volonté du pays de faire de la protection de la nature une priorité nationale.
Mamadouba CAMARA