Après une session ordinaire marquée par un nombre important de candidats non admis, la préfecture de N’Zérékoré se prépare à accueillir la session de rattrapage du baccalauréat unique, session 2026. Au total, 390 candidats, dont 110 filles, sont attendus au lycée Alpha Yaya Diallo, désigné comme centre unique pour cette nouvelle étape.
Cette session constitue une véritable seconde chance pour plusieurs centaines de candidats qui espèrent encore décrocher le précieux diplôme.
387 candidats de N’Zérékoré et trois de Beyla
Sur les 390 candidats inscrits, 387 sont issus de la préfecture de N’Zérékoré, tandis que trois autres viennent de Beyla.
Dans l’enseignement général, 365 candidats de N’Zérékoré sont concernés, dont 107 filles. Ils se répartissent entre les différentes séries comme suit : 102 candidats en sciences mathématiques, dont 24 filles ; 55 en sciences expérimentales, dont 18 filles ; et 208 en sciences sociales, dont 65 filles.
À cet effectif s’ajoutent 22 candidats du franco-arabe, tous inscrits en sciences sociales, parmi lesquels figurent trois filles.
Les 390 candidats seront répartis dans 14 salles d’examen, avec la mobilisation de 28 surveillants pour assurer le bon déroulement des épreuves.

« Toutes les dispositions ont été prises »
Selon le directeur préfectoral de l’éducation de N’Zérékoré, Yozilé Kolamou, les autorités éducatives ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir de meilleures conditions d’organisation.
Dès la publication des résultats de la session ordinaire, les listes des candidats concernés par le rattrapage ont été mises à disposition et les intéressés informés des matières dans lesquelles ils doivent composer.
L’objectif affiché est donc de permettre aux candidats de passer cette nouvelle session dans des conditions normales et sécurisées.
Après les fraudes de la session ordinaire, la vigilance reste de mise
Cette session de rattrapage intervient dans un contexte particulier. La session ordinaire du baccalauréat à N’Zérékoré avait notamment été marquée par plusieurs cas de fraude, avec l’introduction de téléphones portables, de cahiers et d’autres documents interdits dans les salles d’examen.
Pour les autorités éducatives, le message est sans ambiguïté : le rattrapage ne signifie pas un relâchement des règles.
Le directeur préfectoral de l’éducation a ainsi prévenu que la fraude et la tricherie ne seront pas tolérées. Il a également évoqué l’implication présumée de certains enseignants et cadres dans les pratiques frauduleuses constatées lors de la session ordinaire, certains ayant été mis à la disposition de la justice.
Une dernière chance à saisir dans l’honnêteté
Pour les 390 candidats concernés, l’enjeu est désormais considérable. Après avoir échoué à obtenir leur admission lors de la session ordinaire, ils disposent d’une nouvelle opportunité pour tenter de décrocher leur baccalauréat.
Mais cette seconde chance sera soumise aux mêmes exigences de rigueur, de discipline et d’intégrité que la session ordinaire.
À N’Zérékoré, le lycée Alpha Yaya Diallo s’apprête ainsi à devenir le théâtre d’un nouveau rendez-vous décisif pour des centaines de jeunes. Pour ces candidats, il ne s’agit plus seulement de composer : il s’agit de transformer cette seconde chance en réussite.
Mamadouba CAMARA