Bac 2026 : 573 téléphones saisis en deux jours, la fraude prend une ampleur inquiétante

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Le Baccalauréat unique, session 2026, lancé le 29 juin sur toute l’étendue du territoire national, connaît déjà ses premiers scandales. Alors que les autorités éducatives avaient promis une surveillance renforcée pour garantir la crédibilité des examens, les deux premières journées ont été marquées par de nombreux cas de fraude dans plusieurs centres du pays.

Le ministère de l’Éducation nationale a dressé un premier bilan alarmant, faisant état de centaines de téléphones portables saisis, de montres connectées confisquées, ainsi que de plusieurs candidats et surveillants exclus pour non-respect des règles.

Avant le démarrage des épreuves, le ministre de l’Éducation nationale, , avait pourtant averti que tout candidat impliqué dans des groupes numériques ou plateformes de diffusion illégale de sujets d’examen serait immédiatement sanctionné. Il avait également annoncé des mesures sévères contre les agents complices, allant jusqu’à la radiation et des poursuites judiciaires.

Mais malgré cette mise en garde, les premiers cas ont été signalés dès la première journée. À Siguiri, les autorités ont procédé à la saisie de 132 téléphones portables et 4 montres connectées, avec l’exclusion de 5 surveillants. À Faranah, 13 téléphones ont été récupérés, 6 candidats éliminés et 3 surveillants sanctionnés. Un candidat y a même été interpellé avant d’être remis aux forces de sécurité.

À Macenta et Maferinyah, plusieurs arrestations ont également été enregistrées. À Kankan, Kindia, Boffa et N’Zérékoré, des dizaines de candidats ont été exclus pour possession de téléphones.

La deuxième journée a confirmé l’ampleur du phénomène. À Conakry, 6 candidats ont été éliminés et 5 surveillants sanctionnés, dont une cheffe de centre. À Kankan, 62 téléphones ont été saisis, tandis qu’à Siguiri, le chiffre a explosé avec 344 téléphones confisqués.

Le ministère révèle par ailleurs avoir détecté plusieurs réseaux organisés de fraude via WhatsApp et d’autres groupes numériques, preuve que les nouvelles technologies restent au cœur des tentatives de tricherie.

Cette situation relance le débat sur la sécurisation des examens nationaux en Guinée et la nécessité de renforcer davantage les contrôles pour préserver l’intégrité du système éducatif.

Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info

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