Massacre au Zamfara : plus de 50 civils tués, l’Union africaine exige la libération immédiate des otages
Une nouvelle tragédie ensanglante le nord-ouest du Nigéria. Le week-end dernier, l’État de Zamfara a été le théâtre d’attaques d’une violence extrême ayant coûté la vie à plus de cinquante civils. Selon des sources locales, des assauts coordonnés attribués à des groupes armés ont visé plusieurs localités, faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles des femmes et des enfants, tandis que plusieurs habitants ont été enlevés.
Face à ce drame, la réaction de l’Union africaine ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié dimanche 22 février 2026, l’organisation continentale a fermement condamné des « attentats terroristes odieux » et dénoncé une escalade inquiétante de la violence contre des populations civiles sans défense. Elle a également exigé la libération immédiate et inconditionnelle des personnes enlevées, en particulier les femmes et les enfants.
L’Union africaine a rappelé que ces attaques constituent de graves violations des droits humains et représentent une menace directe pour la paix et la stabilité régionales. Tout en adressant ses condoléances aux familles endeuillées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés, l’organisation a exprimé sa solidarité avec le gouvernement et le peuple nigérians. Elle a aussi réaffirmé son soutien aux efforts des autorités fédérales pour contenir l’insécurité et restaurer une paix durable dans les zones affectées.
Depuis plusieurs années, le nord-ouest du Nigeria, notamment Zamfara, est plongé dans une spirale de violences marquée par des raids meurtriers, des pillages et des enlèvements contre rançon. Ces groupes armés, souvent qualifiés de bandits par les autorités, exploitent la fragilité socio-économique de la région pour étendre leur influence.
Cette insécurité chronique a déjà provoqué le déplacement de milliers de personnes et accentué la précarité dans une zone confrontée à la pauvreté et à un accès limité aux services de base. La nouvelle attaque relance ainsi les appels à une réponse sécuritaire plus coordonnée, tant au niveau national que continental, afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Mamadouba CAMARA – Rédacteur en Chef