Élections sous tension : la DGE brise le silence et accuse ses détracteurs d’ingratitude

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La tension monte autour du processus électoral. Accusée de partialité et d’irrégularités par le Bloc Libéral et le FRONDEG, la Direction Générale des Élections choisit désormais de répondre sans détour. Sa première responsable, Djenabou Touré, affirme avoir pris des initiatives exceptionnelles pour permettre à certains candidats de franchir les étapes administratives, y compris ceux qui contestent aujourd’hui la régularité du processus.

Entre rigueur administrative et relations personnelles, la frontière semble avoir été brouillée. La patronne de la DGE reconnaît elle-même avoir entretenu des liens d’amitié avec certains acteurs politiques, notamment Yéro Baldé et Faya Milimouno. Une proximité qu’elle assume publiquement, tout en se disant surprise par la virulence des attaques dont elle fait désormais l’objet.

Selon elle, son implication ne s’est pas limitée à un rôle de supervision institutionnelle. Elle évoque des interventions personnelles pour débloquer des situations sensibles, notamment lors du versement des cautions. Elle cite le cas d’un trésorier réticent à encaisser une somme de 35 000 euros arrivée tardivement, par crainte de ne pas pouvoir la sécuriser. Face à l’urgence, elle dit être intervenue directement pour convaincre le responsable de réceptionner les fonds et de les confier à la gendarmerie.

Au-delà de cet épisode financier, la Directrice Générale insiste sur les « largesses » accordées aux candidats. Elle affirme avoir fait preuve d’une souplesse exceptionnelle concernant les délais de dépôt des dossiers, allant jusqu’à autoriser des prolongations tard dans la nuit afin d’éviter toute exclusion pour des raisons administratives.

« Je mets quiconque au défi de dire qu’il n’a pas bénéficié des largesses de la DGE », lance-t-elle, dénonçant ce qu’elle qualifie d’« ingratitude politique ».
Cette sortie médiatique relance le débat sur la neutralité de l’administration électorale. Si certains y voient la preuve d’un esprit conciliant visant à préserver l’inclusivité du scrutin, d’autres s’interrogent sur les implications d’interventions « au-delà des procédures » dans un processus censé être strictement encadré.

Dans un contexte politique déjà tendu, ces révélations risquent d’alimenter davantage les controverses autour de la crédibilité du processus électoral.

Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info

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