Yama Sega et Maya dans le viseur du Parquet général après des propos controversés en ligne

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Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé, à travers un communiqué officiel, l’ouverture d’une enquête judiciaire visant deux citoyennes, accusées de faits graves commis sur les réseaux sociaux.

Dans le document signé par le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, il est indiqué que des propos jugés injurieux, outrageants et attentatoires à la dignité humaine ont été diffusés sur des plateformes numériques accessibles au public, notamment Facebook. Les publications incriminées impliqueraient Mariama Bah dite Yama Sega et Mariama Kaba dite Maya.

Face à la gravité des faits dénoncés, le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco a saisi l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) aux fins d’ouverture d’une enquête. Les autorités judiciaires estiment que les infractions susceptibles d’être retenues pourraient aller au-delà des simples injures publiques.

Selon le communiqué, les faits pourraient recevoir plusieurs qualifications pénales, notamment injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, mais également des infractions liées à l’enrichissement illicite, au blanchiment de capitaux et aux stupéfiants. Ces infractions sont prévues et réprimées par les textes en vigueur, notamment la loi relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, la loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que certaines dispositions du Code pénal guinéen.

Les deux intéressées ont été interpellées le 17 avril 2026 et placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Elles doivent être présentées devant le parquet compétent afin que les suites judiciaires appropriées soient déterminées, dans le strict respect des garanties procédurales prévues par la loi.

Le Parquet général réaffirme, dans sa communication, sa détermination à lutter avec rigueur et impartialité contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique. Il insiste également sur le respect de la légalité, des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit.

Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux en Guinée et sur les limites de la liberté d’expression à l’ère du numérique.

Ci-dessous le communiqué :

Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info

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