Procès des réseaux sociaux : Mark Zuckerberg reconnaît des erreurs sur l’accès des mineurs à Instagram
Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a comparu mercredi à Los Angeles comme témoin dans un procès très suivi visant plusieurs géants du numérique, dont Google. Les plateformes sont accusées d’avoir contribué à « fabriquer l’addiction » chez de jeunes utilisateurs, relançant le débat mondial sur la responsabilité des réseaux sociaux.
Au cours de son audition, qui a duré près de six heures, le PDG a reconnu que Instagram aurait dû interdire plus tôt l’accès aux enfants de moins de 13 ans. Une déclaration marquante qui intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les entreprises technologiques, accusées de ne pas suffisamment protéger les mineurs face aux risques liés à l’usage intensif des réseaux sociaux.
Sous serment, Mark Zuckerberg a toutefois tenté de rassurer le jury en affirmant que son groupe ne cherchait plus à maximiser le temps passé par les utilisateurs sur ses plateformes. Il a défendu l’évolution des stratégies de Meta, expliquant que l’entreprise privilégie désormais la sécurité, le bien-être numérique et la qualité des interactions plutôt que la simple augmentation du temps d’écran.
Le témoignage, parfois ferme et à d’autres moments marqué par une certaine irritation, constitue une première pour le dirigeant devant un jury populaire. Il intervient dans un procès emblématique qui pourrait redéfinir les obligations des géants du numérique vis-à-vis des jeunes publics et influencer les futures réglementations internationales.
Au-delà du cas de Meta, cette affaire illustre un tournant majeur dans la perception des réseaux sociaux, longtemps considérés comme de simples outils de communication, mais désormais scrutés pour leurs impacts psychologiques et sociaux. Pour de nombreux observateurs, les conclusions de ce procès pourraient ouvrir la voie à des mesures plus strictes, notamment en matière de vérification d’âge, de modération des contenus et de conception d’algorithmes.
Alors que le débat sur l’addiction numérique continue de diviser experts, parents et entreprises technologiques, l’audition de Mark Zuckerberg marque une étape clé dans une bataille judiciaire qui pourrait remodeler l’avenir des réseaux sociaux.
Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info