Editorial : Le Général de Brigade Deuxième Section Mohamed Lamine KEITA, l’excellence militaire au service de l’État

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Il est des hommes dont le parcours force le respect, non par le bruit des discours, mais par la constance de l’engagement, la rigueur du professionnalisme et la fidélité aux valeurs républicaines. Le Général de Brigade 2ème section, Mohamed Lamine KEITA, appartient à cette catégorie rare d’officiers supérieurs de la Guinée, dont la trajectoire incarne à la fois l’excellence militaire, la profondeur stratégique et la maturité diplomatique.

Formé dans les plus grandes écoles militaires et stratégiques, son itinéraire académique et professionnel témoigne d’une ouverture internationale remarquable et d’une maîtrise fine des enjeux contemporains de défense et de sécurité. De l’École des officiers de Sonforopole en Russie, à l’École d’application de Montpellier, en passant par le cours de capitaine au Sénégal, l’École d’État-major en France et l’École de Guerre, puis un Master 1 en géopolitique et stratégie de défense à l’Institut des Relations Internationales de Yaoundé, le Général Mohamed Lamine KEITA s’est construit une culture militaire solide, plurielle et résolument moderne. Cette double compétence militaire et stratégique fait de lui un officier complet, capable d’analyser les conflits aussi bien sur le terrain que dans leurs dimensions politiques, diplomatiques et géostratégiques.

Sur le plan opérationnel et institutionnel, son parcours est tout aussi éloquent. Chargé des opérations à l’État-major de l’Armée de Terre, responsable des armes légères au sein de la mission onusienne en Côte d’Ivoire (ONUCI), Directeur du Centre d’Instruction du Km 36, Conseiller militaire auprès de Rio Tinto, Attaché de défense à Moscou, puis Commandant de la 4ᵉ Région Militaire de N’Zérékoré, il a exercé ses responsabilités avec méthode, loyauté et sens élevé du devoir.

Son passage à la tête de la Région militaire, puis comme Gouverneur de la Région administrative de N’Zérékoré, a révélé un homme d’autorité apaisée, attentif à la cohésion sociale, à la discipline républicaine et au dialogue civilo-militaire. Il a su conjuguer fermeté institutionnelle et proximité humaine, dans une région sensible où l’expérience, la retenue et l’intelligence du terrain sont essentielles.

Aujourd’hui, au regard de son parcours, de son réseau international, de sa connaissance des équilibres géopolitiques et de sa maîtrise des enjeux sécuritaires sous-régionaux et mondiaux, le Général Mohamed Lamine KEITA apparaît comme un atout stratégique majeur pour la Guinée. Son expertise ferait de lui un excellent acteur de la diplomatie de défense ou un conseiller de très haut niveau, capable d’éclairer les décisions nationales dans un monde marqué par la recomposition des alliances, la montée des crises asymétriques et la centralité de la diplomatie militaire.

Dans cette trajectoire de loyauté et de service, le Général de Brigade 2ème section, Mohamed Lamine KEITA, s’inscrit également dans la dynamique de refondation de l’État et de redressement national impulsée par Son Excellence le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA. Attaché à la stabilité des institutions, à la restauration de l’autorité de l’État et à la préservation de la souveraineté nationale, il a toujours manifesté un soutien responsable et républicain aux actions engagées par le Chef de l’État en faveur de la sécurité, de la cohésion nationale et de la modernisation de la gouvernance publique. Ce soutien, fondé non sur des considérations partisanes mais sur une lecture stratégique des intérêts supérieurs de la Nation, traduit une convergence de valeurs : discipline, patriotisme, sens du devoir et primauté de l’intérêt général.

Reconnaître les loyaux services du Général Mohamed Lamine KEITA, ce n’est pas seulement rendre hommage à un homme ; c’est saluer une vision de l’État, fondée sur la compétence, la loyauté et le sens de l’intérêt général. Car les Nations fortes savent s’appuyer sur leurs hommes d’expérience, surtout lorsque ceux-ci ont su servir, dans la discrétion et l’honneur, aussi bien sous l’uniforme que dans les hautes charges de la République.

Par l’Universitaire Alpha Oumar BALDE (A.O.B)
Enseignant-chercheur, journaliste et juriste

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