Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans la clarification de son fonctionnement administratif. À travers un décret rendu public à la télévision nationale, les autorités ont officiellement défini les attributions fondamentales des ministères, confirmant leur rôle central dans la conception, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques dans leurs domaines respectifs.
Selon ce texte réglementaire, chaque ministère est désormais clairement investi de la responsabilité d’assurer le suivi et l’évaluation des politiques gouvernementales qui relèvent de sa compétence. Une démarche qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique, améliorer la coordination entre les structures étatiques et garantir une meilleure lisibilité des responsabilités au sein de l’administration.
Dans le détail, le décret confie aux ministères la mission d’élaborer les textes législatifs et réglementaires nécessaires à l’encadrement de leurs secteurs d’intervention, tout en veillant strictement à leur application effective. Cette disposition vise à limiter les dysfonctionnements liés au non-respect des lois et à instaurer une culture de responsabilité au sein des services publics.
Les départements ministériels sont également chargés de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies, plans, programmes et projets de développement sectoriels. Ils devront, en outre, procéder à leur évaluation régulière afin de mesurer leur impact réel sur les populations et d’apporter, le cas échéant, les ajustements nécessaires. Cette orientation marque une volonté affichée de privilégier les résultats concrets et mesurables dans la conduite des politiques publiques.
Par ailleurs, le décret précise que les ministères assurent la tutelle des organismes publics, des établissements publics administratifs ainsi que des sociétés publiques qui leur sont rattachés. Cette responsabilité implique un suivi rigoureux de la gestion, de la performance et de la conformité de ces structures aux orientations stratégiques de l’État.
Un accent particulier est mis sur l’intégration des dimensions environnementales, sociales, éthiques, de genre et d’équité dans la mise en œuvre des programmes et projets ministériels. Une exigence qui traduit la volonté des autorités d’inscrire l’action gouvernementale dans une dynamique de développement durable, inclusif et respectueux des valeurs humaines.
Sur le plan diplomatique et institutionnel, les ministères sont appelés à participer activement aux rencontres nationales, sous-régionales, régionales et internationales portant sur les questions liées à leurs domaines d’activité. Ils prendront également part aux négociations des accords, conventions et traités internationaux, tout en veillant à leur mise en œuvre effective une fois ratifiés.
Le texte prévoit en outre que les ministères organisent et participent à des rencontres sectorielles destinées à favoriser la concertation, l’échange d’expériences et l’harmonisation des politiques publiques. Enfin, chaque département ministériel est responsable de l’élaboration de son budget, en cohérence avec les priorités nationales et les objectifs de développement fixés par le gouvernement.
À travers ce décret, les autorités entendent instaurer une gouvernance plus structurée, transparente et orientée vers la performance. Une clarification des rôles qui pourrait contribuer à renforcer la crédibilité de l’action publique et à répondre plus efficacement aux attentes des citoyens.
Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info