Burkina Faso : un coup d’État aux ramifications explosives déjoué ce samedi 3 janvier 2025

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Le Burkina Faso a une nouvelle fois frôlé le basculement. Un projet de coup d’État, aux contours particulièrement inquiétants, a été déjoué ce samedi 3 janvier 2025, selon des informations concordantes. Au cœur de cette tentative avortée, un individu présenté comme proche de l’ancien président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, se préparait activement à prendre le pouvoir par la force.

D’après les éléments révélés, le plan était minutieusement élaboré et devait être exécuté dans la nuit, précisément à 23 heures. L’objectif était clair : neutraliser les capacités militaires clés de l’armée burkinabè afin de créer un chaos sécuritaire favorable à la prise du pouvoir. La première phase du complot visait l’élimination systématique des opérateurs de drones ainsi que la destruction de l’ensemble des drones utilisés par les Forces de défense et de sécurité pour traquer et bombarder les groupes terroristes.

Ces drones constituent aujourd’hui un pilier central de la stratégie militaire du Burkina Faso dans sa lutte contre les groupes armés. Les priver de cette supériorité technologique aurait considérablement affaibli les forces engagées sur les différents fronts, exposant de vastes zones du pays à des attaques coordonnées.

Justement, le plan ne s’arrêtait pas là. Des groupes terroristes auraient été mobilisés et préparés pour lancer simultanément des offensives violentes contre les positions des combattants burkinabè dans plusieurs régions du pays. L’objectif semblait être de saturer les capacités de réponse de l’armée, de semer la panique au sein de la population et de créer un climat d’effondrement généralisé de l’autorité de l’État.

Plus troublant encore, le scénario prévoyait l’entrée à Ouagadougou de mercenaires blancs, chargés d’appuyer l’exécution du coup d’État. Leur mission aurait été de sécuriser des points stratégiques de la capitale et d’assurer la réussite de la prise de pouvoir dans un contexte de désorganisation totale. Cette dimension internationale renforce la gravité de l’affaire et pose de sérieuses questions sur les réseaux et soutiens extérieurs impliqués.

Grâce à une action rapide et ciblée des services de sécurité, le principal suspect a été interpellé avant le passage à l’acte. Cette arrestation a permis de démanteler le cœur du dispositif et d’éviter un scénario aux conséquences potentiellement dramatiques pour le pays, déjà éprouvé par plusieurs années d’instabilité politique et de violences terroristes.

Cette tentative de coup d’État déjouée intervient dans un contexte régional marqué par de fortes tensions et une succession de bouleversements politiques au sein de l’Alliance des États du Sahel. Elle illustre une fois de plus la fragilité de la transition burkinabè et les luttes d’influence qui continuent de traverser l’appareil sécuritaire et politique.

Pour de nombreux observateurs, cet épisode met en lumière la nécessité de renforcer la cohésion nationale, la vigilance sécuritaire et la transparence au sein des forces armées. Il rappelle surtout que la bataille pour la stabilité du Burkina Faso ne se joue pas uniquement sur le front du terrorisme, mais aussi dans les coulisses du pouvoir.

Alors que les autorités n’ont pas encore livré tous les détails de cette affaire sensible, une chose est certaine : le pays a évité de justesse une nouvelle plongée dans le chaos, au prix d’une alerte sérieuse sur les menaces internes et externes qui persistent.

Mamadouba CAMARA

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