Sous un ciel chargé d’espoir, Bambéto a vécu un moment historique. Ce quartier de la commune de Ratoma, souvent au cœur des débats nationaux pour des raisons sociopolitiques, s’apprête désormais à devenir un symbole de renouveau éducatif avec le lancement d’un vaste complexe académique.
La cérémonie s’est déroulée mercredi 6 mai 2026 sous la présidence du Premier ministre, Bah Oury. Autour de lui, plusieurs membres du gouvernement ont répondu présents, notamment le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, ainsi que le ministre de la Communication, Mourana Soumah.
Érigé sur une superficie de trois hectares, ce complexe éducatif d’envergure pourra accueillir plus de 1 500 élèves. Il comprendra plusieurs bâtiments modernes, des salles de classe adaptées aux exigences pédagogiques actuelles, ainsi que des espaces dédiés aux activités culturelles et sportives. L’ambition affichée par les autorités est claire : faire de l’éducation un levier puissant de transformation sociale.
Au-delà des chiffres et des infrastructures, c’est tout un message politique et social qui est envoyé. Bambéto, quartier souvent associé aux crispations sociopolitiques, devient le terrain d’une nouvelle dynamique axée sur le savoir, la formation et l’espoir. Le choix de ce site n’est pas anodin. Il traduit la volonté de replacer la jeunesse au centre des priorités nationales.
Pour les habitants, ce projet représente bien plus qu’un chantier. Il incarne une promesse de stabilité et d’opportunités pour les générations futures. Dans un contexte où l’accès à une éducation de qualité demeure un défi majeur, la construction de ce complexe apparaît comme un investissement stratégique pour l’avenir du pays.
À Bambéto, la pierre posée hier ne symbolise pas seulement le début d’un bâtiment. Elle marque le commencement d’une nouvelle page, celle d’un quartier qui veut désormais être reconnu non pour ses tensions, mais pour son engagement en faveur de l’éducation et du progrès.
Mamadouba CAMARA pour lereveil224.info