Présent à la cérémonie officielle de proclamation des résultats de l’élection présidentielle, Ibrahima Abé Sylla, président du parti Nouvelle Génération pour la République (NGR), a pris acte de sa performance électorale marquée par un score de 0,83 % des suffrages. Un résultat modeste, mais qui n’entame en rien la détermination politique de ce candidat, décidé à poursuivre son engagement au service de la Guinée.
Quelques instants après l’annonce officielle, Abé Sylla a tenu un discours empreint de responsabilité et de constance. Pour lui, l’élection présidentielle n’est qu’une étape parmi d’autres dans son combat pour le développement du pays. « J’ai toujours participé à tout ce qui est développement social et économique de la Guinée, et je continuerai à le faire », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté de rester un acteur actif de la vie nationale, indépendamment de sa position électorale.
Interrogé sur une éventuelle participation au prochain gouvernement dirigé par le président nouvellement élu, le général Mamadi Doumbouya, le leader de la NGR a choisi la prudence. Sans fermer la porte, il a estimé que le moment n’était pas opportun pour se prononcer. « Pas pour le moment. C’est au Président. Il vient d’être élu. Il faut lui laisser le choix de choisir les hommes qu’il faut pour gouverner. Je ne peux pas me prononcer. Laissons le temps au temps », a-t-il affirmé, adoptant une posture respectueuse des prérogatives présidentielles.
En revanche, Abé Sylla se montre beaucoup plus affirmatif concernant son avenir politique à court terme. Le président de la NGR a clairement annoncé son intention de prendre part aux prochaines élections législatives, qu’il considère comme un pilier essentiel du fonctionnement institutionnel de l’État. Pour lui, l’Assemblée nationale joue un rôle central dans l’équilibre démocratique et le progrès du pays. « Je vais participer aux élections législatives parce que ça fait partie des structures de l’État », a-t-il insisté, convaincu que cette échéance offrira un cadre plus favorable à l’expression pluraliste.
Selon Abé Sylla, les législatives à venir seront marquées par une forte participation des acteurs politiques déjà engagés lors de la présidentielle. Il anticipe ainsi une Assemblée nationale « de taille », capable de jouer pleinement son rôle de contrôle et de proposition. « Sa contribution sera énorme parce qu’il y aura beaucoup de candidats que vous avez vus lors du scrutin passé qui vont y participer. Donc, l’Assemblée générale va bien jouer son rôle pour que la Guinée avance », a-t-il expliqué, mettant en avant l’importance d’un Parlement fort pour accompagner l’exécutif.
Dans un esprit de fair-play politique, Abé Sylla a également tenu à féliciter le vainqueur du scrutin présidentiel, saluant un score qu’il juge remarquable. « Je le félicite parce que, quand même, 80 %, c’est remarquable », a-t-il reconnu, avant de revenir sur les conditions de la campagne. Il estime que la courte durée du processus électoral a constitué un handicap pour certains candidats. « Trente jours, ce n’est pas suffisant pour les élections, mais nous nous sommes battus », a-t-il déclaré, tout en adressant ses félicitations à l’ensemble des autres candidats.
À travers ses déclarations, Ibrahima Abé Sylla cherche à se positionner comme un acteur politique responsable, prêt à accepter le verdict des urnes tout en se projetant vers les prochaines batailles démocratiques. Un message clair : même loin des premières places, son engagement pour la Guinée demeure intact.
Mamadouba CAMARA